Définition :
Le Visual Kei ( aussi appelé groupement visual, ou Visual Rock), est un genre particulier et underground du rock japonais (J-rock), apparu dans les années 1980, où l'esthétique visuelle des groupes et le concept qu'ils exploitent sont aussi importants que la musique, d'où le nom du genre.
Description :
Chaque groupe présente une identité visuelle particulière mais toutefois influencée par les mouvements esthétiques du punk, du streetwear japonais, du gothique, des costumes traditionnels japonais, et également aux débuts du mouvement par le glam rock
X Japan est considéré comme le groupe représentatif du mouvement, car c'est l'un des fondateurs, mais surtout celui qui a atteint la plus grande popularité. C'est à ce groupe que le Visual Kei doit son nom, puisque cette dénomination est tirée du slogan de X-Japan "Psychedelic Violence Crime of Visual Shock" inventé par le guitariste du groupe, hide. Au milieu des années 1990, quand les ventes de disques du Visual Kei étaient au plus haut, d'autres grands groupes se firent connaître, dont : Luna Sea, Malice Mizer, Penicillin,
Style vestimentaire :
Très inspiré du style 'Street Fashion' d'Harajuku (style vestimentaire japonais où l'on personnalise ses vêtements avec un mélange moderne/traditionnel), avec des tenues importées à des prix considérables du Japon, il met l'accent sur les coiffures souvent excentriques avec des colorations voyantes, une harmonie recherchée entre les accessoires, les couleurs et les thèmes, en mettant plus en valeur le facteur 'mode' que le facteur 'shock'. Le style emo est quant à lui plutôt méprisé par les amateurs de Visual, notamment car les deux sont souvent confondus. Il ne faut pas oublier qu'il n'y a pas un mais de nombreux styles de Visual Kei.
Le Visual Kei, bien qu'etant originaire de l'underground japonais, aborde une philosophie de la musique paradoxalement bien classique et universelle. En donnant une place de choix à l'aspect visuel, il renoue avec la définition essentielle d'un concert, c’est-à-dire un spectacle : autant pour les yeux que pour les oreilles. De ce fait, les accoutrements de Kiss, la théâtralité d' Indochine, le maquillage et les cuirs androgynes de Mötley Crüe, la pyrotechnie de Rammstein, les masques de Slipknot, ne sont que des exercices de cette philosophie du spectacle aussi vieille que les premières représentations musicales, et dont le Visual n'est que l'héritier Japonais.
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